CULTURE: MICHAEL JACKSON, SHAKIRA, RIHANA, JENNYFER LOPEZ, CAMEO, JAMES BROWN, MISSY ELIOT …CES STARS HOLLIWOODIENNES DE LA POP PASSÉES PAR L’ECOLE CAMEROUNAISE, AU CŒUR DE L’AFRIQUE NOIRE

I- AFFAIRE SHAKIRA vs GROUPE ZANGALEWA

shakirazangalewa

Le saviez vous ?

On ne le redira jamais assez, le célèbre titre (WAKA WAKA) de la star Latino-Américaine SHAKIRA est en fait, une reprise personnalisée d’un mythique groupe Camerounais. ZANGALEWA est donc une chanson Camerounaise autrefois appelée « Zanga » , puis « Zamina Mina ». Elle fait partie du répertoire à 4 titre issu de l’album du Groupe Camerounais ZANGALEWA.  Dès 1986 en effet, c’est déjà la première surprise en Afrique, avec la mise sur le marché d’un album commercial par des militaires encore en service. Les quatre gendarmes de la garde présidentielle, Doo Belley, Jean-Paul Ze Bella, Luc Eyebe et Emile Kojidie égayaient alors le public camerounais sur un rythme cadencé rappelant les entraînements militaires. C’était la naissance de la zanga ! Avec ses spectacles à l’humour décalé, le groupe se distingue non seulement par cette façon unique de tourner en dérision certains aspects de la vie mais aussi par la simplicité et la force des messages contenus dans ses chansons. 

shakira 2

Inspirée des chants d’encouragement et de combats des soldats locaux, puis adoptée dans tous les corps d’armés et par des groupes de jeunes comme les scouts partout en Afrique, cette chanson rythmique très entraînant a fait connaître ce groupe dans le monde au plus fort de son succès à cette époque (1980-1986 et même jusqu’aux années 2000), au point que son succès populaire lui imposa l’adoption de ce nom (ZANGALEWA) en lieu et place de son nom d’origine, Golden Sounds. De nombreuses variantes apparaissent lorsque cette chanson est transmise de bouche à oreille, les traductions n’étant pas en général connues pour être des copies conformes certifiées des originaux. Cette chanson (l’original) est interprétée en langue Fang, répandue au Sud du Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, et un peu à l’ouest de la Centrafrique. Ceci implique qu’elle est très souvent chantée sans en comprendre le sens véritable par certains, de part les nombreuses interprétations (transpositions).  Contexte: Za-engalomwa signifie en effet en langue Fang « Qui t’as envoyé ? » C‘est la question d’un militaire Camerounais à un autre d’origine étrangère, qui se demandait comment les conditions d’entrainement et de vie des militaires pouvaient être aussi drastiques. Ainsi lorsque les jeunes recrues de la garde républicaine Camerounaise se plaignaient de la rigueur de la vie militaire, leurs chefs ou leurs camarades plus anciens leur posaient cette question : za anga loé wa ?, que l’on peut traduire aussi en « personne ne t’a obligé à rentrer dans l’armée, ne te plains plus ! » Le terme ZANGALEWA peut aussi venir d’une expression Ewondo (autre langue locale Camerounaise du centre du pays) : za anga loé wa ? soit « qui t’a appelé ? »

zangalewa

Lorsqu’en 2010 le Monde entier ou plutôt une partie de celui-ci découvre ce titre revisité par SHAKIRA, et qu’on ne jure alors plus que par lui dans toutes les discothèques et fêtes  en occident, en Afrique et particulièrement au Cameroun, on en rit plutôt, ou pour certains, on s’en indigne. Pour causes, la Star hollywoodienne se serait crue permise de reprendre cette chanson sans s’acquitter des droits d’auteurs, indiquant même dans un premier temps que le titre est entièrement de son inspiration, avant de se raviser et reconnaître ce qui est la réalité: elle s’est inspirée de l’original. Je vous laisse découvrir. PS: plusieurs versions revisitées par le même groupe mais aussi par d’autres groupes et comédiens existent sur youtube. (A écouter jusqu’à la fin pour mieux cerner « la dispute »)  Version Originale–>     Version de Shakira –>  

II- AFFAIRE  Michael  Jackson   vs    Manu DIBANGO

MICHAEL JACKSONMANU

Elle est sans doute moins connue des médiats et du grand public, et pourtant l’affaire Michael Jackson contre Manu DIBANGO a fait couler plus d’encre et de salives que la précédente (affaire Shakira vs Zangalewa). Et ce n’est pas d’encre de stylo à bille dont il s’agit ici, mais je parle bien d’encre de billets de banque….  😀 Pour ceux qui ne le savent pas,  le fameux titre « Soul Makossa » de Michael Jackson est en réalité, une reprise de l’original composé par Manu DIBANGO , Célébrissime artiste Camerounais.

MANU DIBANGO

Pour mieux comprendre qui est cet autre CAMEROUNAIS, il faut dire qu’alors que la « World Music » naissait à l’aube des années 70, L’Afrique, sous la forme du Makossa Camerounais, pointait son nez dans la soul, héritière du jazz et du rythm’n blues. En 1972, Soul Makossa de Manu Dibango, était le premier tube africain à marcher aux Etats-Unis. Face à ce succès, le Roi de la POP en personne ne pu se retenir pour reprendre ce tube à son goût; Hélas là aussi, il ne prit pas la précaution d’en demander les droits d’auteurs, comme si une nouvelle fois, une Star Africaine n’avait pas droit au respect de son travail et surtout de son mérite et labeur. C’était sans compter sur la vigilence et la virulence de « MANU » comme on l’appelle affectueusement « au pays » , qui lança alors à son tour une procédure judiciaire lui ayant permis de remporter un « paquet d’argent » dont lui seul en connait jusqu’à ce jour le poids exact.  Plus surprenant, plusieurs autres stars hollywoodienne séduites par ce titre étaient elles aussi passées à l’école Camerounaise en reprenant à leur compte cette chanson, sans que cela ne fasse grand bruit comme pour Michael Jackson. Sans doute, des précautions et ou des arrangements avaient ils été pris dans ces cas?

RihannacameoJENNIFER LOPEZ

De CAMEO en passant  par Jennifer Lopez, puis RIHANNA, tous n’ont pu résister au fameux phrasé qui fit enfler la polémique et la rendre en même temps pliée d’avance: « Mamako, Mamasa, Mamamakossa ». Ecoutez plutôt l’original !! –>  Version de Michael Jackson–>  De son vrai nom Emmanuel Dibango N’Djocke, MANU est né en 1933 à #Douala au #Cameroun. Avec son saxo, ses lunettes noires et son crâne rasé il est le pionnier de l’Afro jazz. Il accompagne les plus grands, et les plus grands l’accompagnent : Fela Kuti, Herbie Hancock ou encore Ray Lema. En 1985, il rassemble de nombreux musiciens africains autour de l’opération « Tam-Tam pour l’Ethiopie », destinée à aider ce pays. « Ma carrière est un conte de fée, aime-t-il dire. Après 30 albums, un succès planétaire, des concerts dans les salles les plus prestigieuses au monde, #Manu Dibango continue d’agir pour le continent africain : en 2003 à Dakar, au Sénégal, Manu a lancé l’initiative « Afrique 2015« , pour un développement soutenu et une diminution du sida sur le continent d’ici 2015… Bref ses œuvres sur la Scènes et en dehors n’en finissent pas. Version de Rihana –> Autres « affaires » beaucoup moins connues ou plutôt pas du tout connues du grand publique:

III-AFFAIRE JAMES BROWN  vs ANDRÉ MARIE TALLA

JAMES BROWNTALA ANDRE MARIE

Considéré au Cameroun comme le Ray Chares Local pour son talent, mais aussi de part son invalidité visuelle, ANDRÉ MARIE TALLA et son titre « Hot koki » ont en effet eux aussi été plagiés cette fois par James Brown. Version originale –>  Version de James Brown-> 

IV-AFFAIRE MISSY ELOIT  vs TIM & FOTY

MISSY ELIOT TIM & FOTI

Que dire de plus si non que là encore, une star internationale a cru qu’un auteur caché au fin fond d’un « petit » pays perdu sur la carte du globe, ne pouvait et surtout ne saurait s’y prendre pour défendre son oeuvre. Hélas pour elle et heureusement pour le duo Camerounais des années 70, il n’en serra pas ainsi, puisque les ayant droit n’ont pas manqués de le rappeler à la concernée. Douala by Night», est le titre original par lequel le scandale est arrivé. Sorti en 1978, il a  été repris dans ses notes de guitare basse notamment à 70% dans le titre « Dog in heat », du disque «So Addictive» de Missy Elliott, sorti en 2002. Selon un rapport de l’étude comparative de la Sacem (société française de droits d’auteur). Par le biais de sa maison de disque, Missy Elliot finira elle aussi par reconnaîtreles faits. Le 15 janvier 2011 aux Etats-Unis, elle perdra le procès qui conduira à un arrangement à l’amiable entre les conseils de l’artiste camerounais et les représentants de la chanteuse américaine. La célèbre chanteuse de Hip-Hop s’engage alors à verser une somme d’argent subséquente au chanteur, en guise de compensation financière. Ensuite, il est conclu que tous les revenus découlant de ce titre seront désormais partagés entre l’artiste camerounais et la chanteuse américaine

Version originale=> 

Version de Missy Eliot–>

Somme toute, doit on parler de:

CES CHASSONS CAMEROUNAISES QUI ONT CONNUES UNE SECONDE VIE A L’INTERNATIONAL GRACE A DES STARS ?

C’est en tout cas le point de vue de certains, alors alors même que les auteurs principaux pour la plus part sont encore en vie et continuent de porter toujours aussi fièrement leur flambeau.

Doit on plutôt parler de :

CES STARS HOLLYWOODIENNES QUI SE CROIENT TOUT PERMIS COMME LE SUGGÈRENT D’AUCUN?

Certes l’argent semble ne pas être (à priori) un problème majeur pour toutes ces dernières, mais pourquoi plagier au lieu de demander une collaboration tout simplement voir une cession des droits sachant que cela reviendrait nettement moins chers tant en termes d’image et de crédibilité que d’argent ? 

En tout cas, au regard de ce qui précède, difficile de ne pas se poser des questions sur une certaine éthique dans le show-bizmais aussi de noter l’influence des rythmes africains dans la music moderne et contemporaine.

Et ceux qui ont retenu la leçon savent désormais que le monde est réellement devenu un village planétaire, et que même un inconnu au plus profond d’une brousse perdue nulle part sur la carte du globe, peut être informé presque en temps réel de ce qu’il se passe, plus encore  est directement concerné, contrairement aux idées reçues.

Oui, partout en Afrique aussi on regarde la télé, au suit les médiats traditionnels et surtout sociaux dorénavant, on est attentif à ce qui se passe ailleurs, on est connecté, on connait ses droits et ses devoirs mais surtout on s’attelle à les défendre.

C’est presque risible mais certains manqueraient de tout chez eux, mais certainement pas de téléviseur, voir de câble satellite  même quand la résidence familiale est restée dans la pré-histoire, et ressemble d’avantage à une hutte qui va s’écroulée.

Et s’il fallait se demander à qui le tour, beaucoup citeraient sans doute et sans hésitation #Richard BONA (l’autre Camerounais qui a conquis les cœurs aux USA et partout en Europe pour son savoir faire et la variété de ses merveilles en guitare-Basse, Jazz et Bleus…)

Pour notre part, ce ne sera certainement pas le cas d’aussi tôt voir jamais, puisque tous les grands se l’arrachent déjà (et inversement d’ailleurs,) lui qui ne cesse d’enchaîner les duo partout dans le monde, et enseigne par ailleurs la musique dans une prestigieuse université américaine.

RICHARD BONA 2

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A propos M Richard

Business Devoloper Et Consultant en Marketing & Relation Clients, Choriste et Amateurs de sports de Balles, de Natation et de Vélo, Coach de Vie à temps Voulu, Défenseurs de Causes dont on parle peu, Passionné de littérature et de Poésie, Blogueur, Spécialiste de l'Afrique Centrale
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Un commentaire pour CULTURE: MICHAEL JACKSON, SHAKIRA, RIHANA, JENNYFER LOPEZ, CAMEO, JAMES BROWN, MISSY ELIOT …CES STARS HOLLIWOODIENNES DE LA POP PASSÉES PAR L’ECOLE CAMEROUNAISE, AU CŒUR DE L’AFRIQUE NOIRE

  1. Poursuivez dans cette direction, c’est un veritable bonheur de vous lire.

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