CONFLITS PARENTS – ENFANTS : COMMENT FAIRE FACE AU DICTÂT DES SMARTPHONES ET AUTRES OUTILS NTIC SUR NOS ADOS EN PÉRIODE SCOLAIRE ?  

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S’il est un fait que les nouvelles technologies en général et les Smartphones et tablettes en particulier sont une chance pour les nouvelles générations, il n’en reste pas moins qu’elles constituent malheureusement aussi, un point de crispation, voir de régression, notamment au sein des familles.

En effet, la place qu’occupent les téléphones, tablettes, jeux vidéo et autres gadgets numériques de dernières générations  de nos jours dans les familles, est de plus en plus grandissante, et prend le pas hélas sur nombre de priorités.

  • Faire ses devoirs ou chatter avec ses amis sur Facebook ?

  • Faire la sieste / dormir la nuit ou prendre son jeu vidéo et y passer tout son temps ?

  • Prendre sa douche et libérer la salle de bain pour les autres ou la condamner pour se prendre en photo et publier sur Instagram et autres?

  • Suivre le cours ou papoter sur les réseaux sociaux ?

  • Aider aux taches ménagères à la maison ou s’enfermer dans sa chambre avec son PC ?

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Autant de problématiques auxquelles sont confrontés la plus part des parents aujourd’hui, et dont les conséquences sont sans appel pour leurs enfants :

  • INSOMNIES

  • DÉCROCHAGE SCOLAIRE

  • RETARDS INCESSANTS QUI PRENNENT LE DESSUS SUR LE RESTE  D’ACTIVITÉS TOUT AU LONG DES JOURNÉES

  • DÉSOBÉISSANCE ET CONFLITS AVEC LES PARENTS

  • ENFERMEMENT ET REPLI SUR SOI

  • VIOLENCE VERBALE ET PHYSIQUE…

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Dès lors, comment faire face à cette emprise des nouvelles technologies sur la vie de nos ados quand on est parents d’autant si elle conduit à l’affrontement ?

Quelques propositions simples :

      I.  Instaurez des règles claires devant régir vos relations (Parents-Enfants) dès l’âge de la raison (la préadolescence), sans que cela ne passe pour de l’autoritarisme.

Il s’agit de ne pas laisser de blanc entre les premières grandes métamorphoses, (physiques, psychologiques, mentales, comportementales…) et la confrontation inévitable qui, aura de toutes les façons lieu entre vous et votre enfant pendant toute cette période, jusqu’à l’adolescence à proprement parlé et plus.

Pour cela, faites lui comprendre que désormais / bientôt, (selon que vous ayez choisi de le faire plus tôt ou plus tard, car il faut naturellement tout adapter en fonction des situations personnelles, familiales, culturelles de chaque enfant,) _ il faut lui faire comprendre que désormais ou bientôt disais-je, il entre dans une phase importante de sa vie qui, implique que vous le respectiez d’avantage, mais aussi qu’il se respecte lui-même et en fasse autant pour son entourage, en l’occurrence vous les premiers:  C’est la théorie du  donnant-donné ou pour certains, du bâton et de la carotte.

Il est très important à ce stade, qu’il (votre enfant) se sente respecté, écouté, considéré. C’est la condition idéale pour  atténuer l’inévitable conflit sus-évoqué, mais surtout instaurer un climat de confiance entre vous. Vous lui présenterez alors vos « 5 + 5 règles d’or. »                                    

Les 5 premières concernent les engagements ou obligations de votre enfant et seront pré-écrites, de préférences saisies et personnalisées à son goût (couleurs, dessins, police d’écriture, symboles…) sous forme d’un petit calendrier ou d’un post-it, à afficher dans un coin de la maison choisi de commun accord, et sur lesquelles (règles) vous vous engagez mutuellement : c’est votre contrat de confiance.

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Les 5 secondes concernent vos engagements, obligations, et voir votre conduite à tenir à vous parents, lesquelles (règles) vous ne lui présenterez pas nécessairement, du moins pas celles qui apparaissent comme contraignantes pour lui (votre enfant).

·         Règle N°1 : Décidez ensemble de l’heure du coucher le soir en période scolaire.

Point n’est besoin de rappeler combien il est primordial pour tous, et pour les ados en particulier, de se coucher non pas spécialement très tôt, mais relativement à des heures identiques et régulières, afin que le réveil soit moins difficile les lendemains.

·         Règle N°2 : Précisez clairement les horaires consacrées aux devoirs et révisions (l’après midi ou le soir)

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·         Règle N°3 : Définissez ensemble le nombre d’heures par jour, et donc les plages horaires précises à passer sur les réseaux sociaux, et plus largement sur internet à la maison.

·         Règle N°4 : Convenez des autres tâches ménagères qui l’incombent au quotidien, et sans la réalisation desquelles, le contrat est rompu (il n’est pas possible d’aller sur internet).

A titre d’illustration, il peut s’agir de ranger sa chambre ; de faire la vaisselle ; de débarrasser la table ; de sortir le sac poubelle… Sachez être ferme sur l’effectivité de réalisation de ces dernières, et dans une certaines mesure, soyez inventifs si vous n’en trouvez pas de classiques: arroser les fleurs ; plier son/le linge ; donner à manger au chat ou promener/sortir le chien. Voir, faire la sieste si ce dernier est encore trop jeune…)

Aussi vicieux que cela puisse paraître, il ne s’agit toutefois pas juste d’une simple volonté d’occuper votre enfant, mais il est surtout question de maintenir une certaine discipline et au-delà, une habitude à faire autre chose qu’aller sur les réseaux sociaux. Habitude qui d’ailleurs à terme, va générer une promptitude à s’occuper volontairement de ce qui peut l’être, sans avoir besoin d’en recevoir la demande / l’ordre.

·     Règle N°5 : Évoquez à l’avance et ensemble, les sanctions possibles auxquelles il fait face en cas de non respect manifeste des règles convenues.

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Vous garderez toutefois sous la main, d’autres sanctions plus dissuasives que vous ne lui présenterez pas. [Voir règle N°8 et (N°9 en partie).] Cela permettra d’asseoir d’avantage votre autorité de parents par l’effet de surprise, mais aussi de prévoir l’éventualité du non-effet ou l’indifférence des sanctions habituelles, éventualité qui pourrait en découler à force répétition.

En d’autres termes, si votre enfant sait par avance ce à quoi il s’attend comme sanctions en cas d’écart de conduite, il pourrait s’y habituer et pire, y prendre même goût, les rendant alors totalement désuètes et inefficaces, aussi rudes soient-elles pourtant.

Il faut pouvoir leur faire comprendre qu’il ne s’agit pas de les punir systématiquement, ou de trop les surveiller, mais de les mettre à contribution dans la gestion de la maison d’une part, et leur propre devenir d’autre part. Pour cela, insistez sur le fait d’avoir pris beaucoup de temps pour eux depuis tout petit par exemple, et qu’à présent, ils vous rendraient un grand service s’ils pouvaient respecter ces quelques règles, afin de vous permettre de vous consacrer plus sereinement aux autres obligations familiales, et si tel est le cas, à votre emploi  [sans avoir à trop vous inquiéter pour eux qui de fait, savent se prendre en charge tout en conservant leurs temps d’évasion]. Chacun participerait ainsi à son niveau au bien être de la maison et aurait du temps libre pour « faire ce qu’il veut » et se reposer après une dure journée. Insistez de même sur le fait que vous êtes entrain de les préparer à devenir autonome, puisque dans quelques années, ils devront sans doute vivre seuls après l’obtention de leur baccalauréat, en allant à l’université ou grande école. Pris sous cet angle, les enfants savent se montrer empathiques et par conséquent coopératifs.

·    Règle N°6 : Ne plus entrer dans leur chambre sans frapper à la porte ou en leur absence, sauf impératif et ou lorsqu’il s’agit de vérifier l’état de cette dernière par exemple.

Si tel était déjà le cas, à vous d’en faire tout de même un point de « concession » très important dans la « négociation » que vous aurez avec lui. Il faut savoir et pouvoir imposer dans leur esprit des choses normalement acquises, comme étant des efforts supplémentaires de votre part.

  • Règle N°7 : Ne concédez pas à votre enfant un forfait téléphonique (internet inclus) plus important que vous-même n’en avez, ou qu’il ne leur en faudrait.

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Dans l’idéal, 2h de communication maximum (SMS/MMS/Internet inclus,) sont normalement largement suffisant pour un adolescent. Dès lors que vous constatez des dépassements sur facture, sachez qu’il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond, et ne cédez surtout pas à la demande d’extension du forfait ou de levée de « forfait bloqué » le cas échéant.

  • Règle N°8 : Installez le modem (box internet) dans une pièce commune et si possible dans la chambre parentale, afin de couper le wifi s’il le faut, en guise de moyen de pression pour les cas les plus têtus.

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En effet, la plus part si non tous les adolescents aujourd’hui, ne dorment pas du tout au moins ¾ d’heures après qu’ils aient regagnés leur lit, mais continuent de papoter sur leur téléphone, tablette ou ordinateur portable, avec des amis ou autres. Le sachant très bien, vous devrez faire semblant du contraire, ou du moins, ignorer cette réalité tant que ce « délais supplémentaire » acté ne vous semble pas excessif/pas si grave en soi. Vous ferrez ainsi preuve de souplesse pour compenser l’heure du coucher qui dans tous les cas, paraîtra toujours trop tôt aux yeux de vos enfants (même conclue de commun accord). Couper le wifi ne doit par conséquent pas devenir la règle (si vous voulez éviter le conflit frontal avec votre enfant,) mais plutôt utilisé comme une option de dernier recours, une exception, par exemple lorsque vous allez vous coucher vous, et que l’enfant persiste à ne pas le faire.

  • Règle N°9 : Faites installer le contrôle parental sur tous les appareils connectés de la maison.

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Là aussi, vous éviterez d’en devenir obsessionnels, en ne vous y rendant que très rarement, et de préférence en l’indiquant à votre enfant au moment où vous y êtes, et seulement à cet instant là. Ce ci afin qu’il ne se sente pas épié d’une part, et d’autre part, qu’il prenne conscience tout de même que vous veillez au grain.

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Il existe aujourd’hui des moyens de contrôle inédits et innovants qui donnent une fausse impression de liberté à votre enfant, (puisqu’il ne vous verra quasiment jamais venir sur son ordinateur/tablette/téléphone…), tout en étant « redoutables » et efficaces. La société Adoneom par exemple (Sud de France), propose 2 applications pour gérer le temps passé par nos enfants sur les ordinateurs. L’une gratuite, est une sorte de tableaux de bord :

  • Time Board qui indique le temps passé sur le Net, sans détailler les sites visités.

Non, il ne s’agit pas d’empiéter (comme indiqué plus haut,) sur l’intimité des adolescents. Cela sert plutôt de base de discussion avec les parents, car souvent les jeunes n’ont absolument pas conscience du temps qu’ils passent réellement sur les réseaux ou les jeux.»

Pilotage par sms : Si les temps de navigation s’avèrent inquiétants, l’autre application,

  • Mess@geur vient poser les limites en permettant de gérer des temps de jeux ou de connexion sur les réseaux sociaux.

On fixe un nombre d’heures de jeux pour la semaine, la journée, le mois, comme on veut. Lorsque le quota est atteint, l’ordinateur qui a averti à l’avance que le temps s’épuisait s’éteint. Il ne se rallume alors que lorsque le forfait reprend. Cela va vous éviter de vérifier la nuit que vos enfants ne sont pas en train de jouer et dorment effectivement. Vous pouvez ainsi avec un simple sms, bloquer l’ordinateur et ne l’autoriser qu’à partir du matin par exemple.

Une fois téléchargée sur l’ordinateur (Précisions: pour 3,34 € / mois), tout se pilote par sms. On peut gérer cinq machines à la fois, dont des téléphones. On peut, d’un message, autoriser une plage horaire plus longue, ou restreindre au contraire et savoir combien les enfants ont déjà utilisé de leur temps d’internet alloué. Un mail vient confirmer les instructions.

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Les manœuvres s’avèrent beaucoup plus simples que le contrôle parental classique, souvent laborieux à installer.

«Ce ne sont pas des solutions de contrôle, mais d’accompagnement pour les parents, pour poser les limites, dans le dialogue» explique le psychologue Éric Brayer. En clair, ni interdiction totale ni laxisme donc, (souvent lié à la difficulté de contrôler l’usage de l’ordinateur).

 Règle N°10 : Surprenez votre enfant en lui offrant un meilleur téléphone (un Smartphone) pas forcément de dernière génération, mais juste au dessus de ce qu’il est censé avoir normalement pour son âge, et faites-lui découvrir les fonctionnalités et applications éducatives qui peuvent l’y intéresser, l’occuper autrement.  

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En général, jusqu’à un certain âge (8-10 ans_selon les cas), les enfants ne se servent des téléphones portables et autres gadgets numériques que pour leur usage de base (émettre et recevoir des appels par exemple, pour ce qui est des téléphones portables). Et, vous (les parents/la famille,) êtes avec quelques rares amis (une poignée) que vous connaissez normalement très bien, les seuls contacts qu’ils ont dans leurs répertoires téléphonique.

A partir de l’adolescence, voir de la préadolescence selon la précocité de chacun, le nombre d’amis s’accroît, les influences externes (lycée, collège, internet) sont plus grandes, les effets de mode sont acquis, la prise de conscience vis-à-vis de son corps (beauté) s’installe, les tentations sont plus fortes et plus nombreuses, bref la période de pré ou de puberté apporte avec elle une plus grande ouverture d’esprit. Le téléphone portable devient alors un incontournable/inséparable, et prend beaucoup plus d’espace dans leur vie qu’on ne l’imagine (Cf. 3ème paragraphe : faire ses devoirs ou papoter sur Facebook ; libérer la salle de bain ou se prendre en photo et publier en ligne….)

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A vous donc de les devancer, en vous montrant à la fois « gentils », généreux et coopératifs, mais aussi fermes et instructifs. C’est la fameuse théorie du bâton et de la carotte : vous les surprenez en leur offrant un meilleur téléphone portable sans attendre forcément qu’ils vous le demandent, (car ils le feront de toutes les façons pour être à la page comme leurs amis.) Et de l’autre côté, vous leur apprenez une autre façon de se servir de leur Smartphone, un autre usage de celui-ci.

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Quelques applications ludo-éducatives pour enfants et Adolescents :

  • Code de la route Gratuit :

Voilà qui doit pouvoir plaire et surtout occuper tout adolescent à longueur de journée.

  • Quelle histoire :

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L’éditeur Quelle Histoire propose de découvrir les grands personnages de l’histoire à travers des applications ludo-éducatives particulièrement bien pensées. Mêlant récit et jeux, les portraits présentant le personnage sous forme de dessins sont réellement appréciés des plus jeunes. Les plus grands eux apprendront sans s’en rendre compte la vie de Louis XIV, Napoléon, sous oublier Mozart, Mandela et Vercingétorix… L’enfant plonge dans des histoires aussi variées que passionnantes et les adultes tendant l’oreille révisent également !

http://quellehistoire.org–>Sur iPad & iPhone, prix autour de 2 €.

  • Musée du Louvre

Qui dit culture dit musée, et évidemment, Le Louvre, est incontournable. À visiter virtuellement donc grâce à deux applications. La 1ère pour les plus grands de nos petits est l’application gratuite officielle,Musée du Louvre. Elle comporte 100 chefs d’œuvre :sculpture grecque, peintures, dessins…Plus de 500 images et détails à zoomer. La version HD de l’application pour iPad compte également 150 chefs-d’œuvre largement commentés par les spécialistes du musée et des images en haute définition pour observer les œuvres dans leurs moindres détails. La 2ème application est destinée aux plus jeunes, dès 4 ans, il s’agit de Louvre Kids.

Cette fois 16 chefs d’œuvres sont regroupés en plus de 12 activités ludo-éducatives. L’application est vraiment spécialement conçue pour initier les enfants à l’art, via une succession de jeux dont les références graphiques et esthétiques couvrent une large période, de l’Antiquité au 18e siècle. L’enfant doit interagir avec les œuvres présentées, en cherchant les détails de l’œuvre par le jeu, il se les approprie et comprend leur construction.

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Musée du Louvre: http://itunes.apple.com/fr/app/musee-du-louvre  Sur iPad & iPhone, gratuite
Louvre Kids : http://itunes.apple.com/fr/app/louvre-kids-lite  à Sur iPad et iPhone, 3,99€.
  • Culture Clic

Clic propose aux utilisateurs de découvrir dans son application pas moins de 850 œuvres et documents sans bouger de chez eux. 327 tableaux sont par ailleurs présentés en haute définition. Une application extrêmement riche donc pour le plaisir des yeux.

http://itunes.apple.com/fr/app/cultureclic-1350-musees-età –> Sur iPhone, gratuite.

  • Evernote : Pense-bête original pour tout noter

  • Se coucher Moins Bête : Anecdotes en pagaille pour briller en société.

  • Améliorez votre français : Quizz amusant pour en finir avec les fautes d’orthographe

  • PCastuces : Disponible gratuitement et en français, avec pour but de faciliter l’apprentissage et la consolidation des tables de multiplication, pour les enfants comme pour les adultes qui veulent se replonger dans le calcul mental.

  • Question Pour Un Champion : (version Gratuite, tous niveaux) pour plus de culture

  • Babbel : pour apprendre l’anglais.

  • iTranslate : traducteur & dictionnaire mobile

  • Mr Mouse : Apprendre l’orthographe et du vocabulaire en s’amusant c’est possible

  • Le corps humain : expliqué par Tom

  • Montessori Maths: Addition et Soustraction de Grands Nombres

Quelques liens utiles pour trouver des applications pour vos enfants, des plus petits aux plus grands :

http://applicationpourenfant.com/r/educatif
http://www.edupad.com/fr/itooch/applications-educatives-tablettes-mobiles/
http://www.netpublic.fr/2012/05/3-sites-pour-choisir-des-applis-pour-enfants/
http://www.applimini.com/les-10-meilleures-applis-pour-enfants
http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_371737&N-p=76475140&N-s=1_8007072&N-fa=6412067&N-
http://www.g5-apps.fr/blog/
http://lionel.macbrusoft.free.fr/applis-educatives.html

 

    II.        Créer les conditions ou amplifiez si c’était déjà le cas, le dialogue familial en toute sérénité, afin de compenser le côté « militaire » qui pourrait être perçu au travers du contrat plus haut.

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   III.        Intéressez-vous aux goûts, besoins, désirs et envies de vos enfants, afin de les orienter vers des loisirs qui leurs correspondent, et notamment qui les éloignent un temps soit peu des réseaux sociaux, et plus largement des NTIC (sport ; lecture/écriture ; dessin/peinture ;  musique…)

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En revanche, si votre enfant est plutôt doué dans des loisirs qui font appels aux outils NTIC comme les jeux de société en ligne (échecs, poker…) ou même encore les jeux vidéo, sachez l’accepter et vous y adapter, tout en continuant de jouer tout de même le rôle d’encadrement  et de régulation de ses énergies et de son temps vis-à-vis de la vie réelle. Epoque oblige, sachez que les loisirs 2.0 peuvent tout autant être de vrai tremplins pour l’avenir  professionnel de vos enfants, que les autres activités non connectées, ou juste être tout aussi recommandables pour leur épanouissement et leur divertissement. Ayez donc l’esprit ouvert et le flair nécessaire pour faire la part des choses, et reconnaître en votre enfant ce qui lui va le mieux. N’hésitez pas en cas d’incertitude ou d’incompréhension (vous ne voyez pas l’intérêt d’un jeu vidéo par exemple auquel votre fils ne décroche pas, et vous vente pourtant sans cesse tous les mérites,) n’hésitez pas disais-je, à faire appel à un professionnel du milieu, ou à vous renseigner sur internet (forum de préférence) pour vous en faire une idée plus nette.

 

   IV.        Faites attention aux fréquentations de votre enfant, sans aller jusqu’à en faire directement le choix vous-même.

Il y’a des alertes qui ne trompent pas et qu’il faut savoir déceler : à l’adolescence notamment, un enfant qui du jour au lendemain exprime sa colère par de gros mots assez crus et violents (je t’emmerde ; tu me fais chier ; nique ta race/mère ; fermes-là…), ou encore qui se met à fumer alors que ce n’est le cas de personne d’autre à la maison, est à coup sûr influencé par de nouvelles fréquentations TOUTES PROPORTIONS GARDÉES EVIDEMMENT.

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L’idée dans ce cas est non pas de lui opposer résistance, en interdisant qu’il continue de fréquenter ces derniers ou un site internet que vous juger dangereux (car c’est hélas trop tard,) mais plutôt de rentrer dans un « rapport de force constructif » avec lui. Autrement dit, faites-lui comprendre que vous êtes parfaitement au courant qu’il s’est mis à fumer/boire  (par exemple,) ou qu’il va sur tel ou tel autre site internet proscrit, mais que si vous ne dites rien depuis, ce n’est pas par peur ou résignation, mais c’est d’avantage pour le respecter, car vous savez qu’il est maintenant ou presque, en âge de faire ses propres choix. A ce propos, l’âge de la majorité n’est hélas aujourd’hui plus qu’un « trompe l’œil juridique, » vu la précocité des adolescents qui d’ailleurs, attendent avec impatience de passer de 17 à 18 ans pour « se rebeller ouvertement » (si ça n’était pas déjà le cas), s’ils se sentent « comprimés » (à tort ou à raison) à la maison. Dans les faits, il n’y a plus vraiment de différence entre un jeune de 17 voir, 15 ans, et un autre de 18 ans.

Pour autant poursuivrez-vous, cela ne lui donne pas le droit de faire ce que bon lui semble. Par conséquent, soit vous continuez de le laisser «faire ce qu’il veut» => fumer/boire (modérément),  [à condition que cela se limite au seuil de votre porte (par exemple,) et que le respect mutuel, l’accomplissement des taches qui l’incombent et le climat de sérénité qu’il y’a toujours eu à la maison continue de prévaloir,] soit vous lui interdisez tout ni plus ni moins, et lui seul en sort perdant.

7 fois sur 10, tous les enfants se plieront à cette « exigence » et deviendront plus dociles et coopératifs avec vous: « c’est du pain bénit » pour eux que de savoir qu’ils peuvent briser des interdit, des tabous à votre pleine et entière connaissance (sous votre nez), sans que vous n’en fassiez un plat. Vous gagnerez ainsi leur estime, et pourrez au cas où vous le jugez utile, essayer (par le dialogue une fois encore,) de les en dissuader subtilement « en ayant toute leurs oreilles » tout de même :

  • Ne penses-tu pas que telle ou telle autre fréquentation parmi tes amis, est plutôt négative pour toi ?

  • Dis-moi mon chéri, est-ce que tu as vraiment pensé aux conséquences de ta décision de te mettre à la cigarette ?

  • Je n’ai pas envie de te perdre trop jeune  (s’il fréquente des bandes par exemple ou se livre à des pratiques ou substances/drogues dangereuses) 

  • Je veux voir mes petits enfants

  • Je veux que tu réussisse et je sais que tu es plein de qualités pour y arriver

  • Et dire que je songeais à économiser pour que tu ailles aux USA

  • Tu ne pense pas que tu te néglige de plus en plus depuis que tu bois ? Comment comptes-tu avoir une petite amie de la sorte ?

  • Sais-tu que (ton père/ta mère) et moi souffrons de cette situation ?

De simples mais pertinentes remarques qui à force, peuvent finir par porter leurs fruits au moins partiellement (attendrir votre enfant, lui faire prendre conscience de certaines choses…)

Il est d’autant plus important de garder un œil sur les fréquentations de ses enfants que celles-ci peuvent être aujourd’hui réelles ou virtuelles et par conséquents incontrôlables et néfastes. Sans tomber dans la paranoïa, gardez tout de même à l’esprit que de plus en plus de jeunes sont enrôlés aujourd’hui dès leur plus jeune âge dans des croyances, dogmes et autres idéologies fantaisistes principalement via les établissements scolaires, mais aussi et surtout via internet. Rappelez leur les pièges/arnaque à l’amour (l’un de nos prochains sujets) ou plutôt au faux amour, au sens propre (crise d’amour classique de l’adolescence), comme au  sens figuré (piège à la webcam et autres…), qui sont des phénomènes pouvant faire basculer leur vie dans le cauchemar, voir le drame.

 

    V.        Prêchez par l’exemple :

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Même si on est le parent et qu’on pourrait dès lors être tenté de se croire tout permis (légitimement d’ailleurs,) il n’en reste pas moins que la vie en société de façon générale et celle en famille singulièrement, imposent de tenir compte qu’on ne vit pas seul dans son monde, qu’il faut compter avec les autres et très souvent servir de models, se faire violence même pour aboutir à ses fins avec ses enfants.

Ainsi :

  • au nom de quoi demanderions-nous aux enfants de ne pas fumer dans la maison par exemple si nous même le faisons ?

  • Pourquoi l’enfant devrait-il être présent aux heures de repas (c’est-à-dire abandonner ses jeux/amis en ligne) si nous ne le sommes pas voir jamais ?

  • Comment demander aux enfants de ne pas consommer de substances illicites ou de l’alcool si nous même en sommes de vrais champions ?

Bien entendu, il ne s’agit pas de rentrer dans un jeu de dupe où on s’interdit tout au nom de l’exemplarité, mais plutôt de montrer autant que faire se peut aux enfants qu’on est nous aussi passé par là, et qu’on continue encore de respecter certaines règles pour le bien de tous (notamment le leur), en servant de repères dans leur route pour l’autonomie.

En réalité, les enfants même ceux voués à être les plus rebelles, ont besoins d’un « model »,  d’un guide, d’une boussole qui puisse les recadrer. Il ne faut donc jamais abandonner sans avoir essayé, ou se dire « ils me dépassent » (raccourcis trop facile). Il faut trouver les mots justes, les ressources requises, le juste milieu.

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Pour tout dire, Les conflits Parents-Enfants au sujet de l’autorité en général et des nouvelles technologies en particulier, naissent la plus part du temps, non pas que du laisser aller (comme le pensent certains), mais d’avantage du vide qui s’est installé depuis le plus bas âge jusqu’à l’adolescence, période pendant laquelle il est hélas bien souvent trop tard si rien n’a été fait avant pour redresser les comportements. Il faut entendre par vide  l’absence de règles; de dialogue; de temps passé avec ses enfants pour les comprendre et les aider etc. Autrement dit, les familles où il existe des problèmes d’autorité parentale notamment à cause des réseaux sociaux et plus largement des NTIC, sont celles où les bases n’ont soit pas du tout, soit pas assez été posées clairement dès la préadolescence au moins.

Or on ne le dira jamais assez, prévenir mieux vaut que guérir. Il faut dès lors savoir observer le rythme de croissance mental et psychologique de ses enfants, et le cas échéant, « s’attaquer au mal » avant qu’il ne soit trop tard.

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En définitive, il faut se rendre à l’évidence qu’ aujourd’hui, vos enfants même très  jeunes, sont déjà ultra-connectés. Votre Smartphone, tablette et autre PC sont plus que jamais sollicités, et il est fréquent de les retrouver dans les mains de vos préadolescents lorsque vous les croyez disparus.

Au lieu de vous en offusquer, profitiez-en plutôt pour allier l’utile à l’agréable, le ludique au culturel, le plaisir à la découverte. Des applications pour enfants de tous âges, il en existe une quantité étourdissante.

Montrez-vous à la page et sachez prendre les devants.

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Enfin, mettez en pratiques les cinq principes clés susmentionnés à savoir : Instaurez des Règles Claires; Amplifiez le dialogue; Intéressez-vous à ce que font vos enfants; faites attention à leurs fréquentations et installez le contrôle parentale sur internet (Ni interdiction totale, ni laxisme); prêchez par l’exemple.

Si ces astuces simples sont mises en pratiques, vous verrez que vous parviendrez au moins à moitié (pour les cas les plus difficiles,) à faire face à l’addiction de vos enfants pour leur  Smartphone/Tablette/PC portables.., et n’aurez plus à vous soucier et vous demandez sans cesse « que font donc nos enfants sur l’ordinateur dès que nous tournons les talons? »

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Sources: Cours & expériences personnelles de Coaching + recherches diverses

 

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A propos M Richard

Business Devoloper Et Consultant en Marketing & Relation Clients, Choriste et Amateurs de sports de Balles, de Natation et de Vélo, Coach de Vie à temps Voulu, Défenseurs de Causes dont on parle peu, Passionné de littérature et de Poésie, Blogueur, Spécialiste de l'Afrique Centrale
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2 commentaires pour CONFLITS PARENTS – ENFANTS : COMMENT FAIRE FACE AU DICTÂT DES SMARTPHONES ET AUTRES OUTILS NTIC SUR NOS ADOS EN PÉRIODE SCOLAIRE ?  

  1. fabuleux post, merci bien.

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