✿※✿ ✏ Ode à une rose ✿※✿

Rose Rouge2 (1)

✍ Ô toi ma rose,

Dans les prés verdoyants et les ruisseaux,

Passe le murmure du vent et du ciel,

Et toi posée là, tu te mires au cristal de l’eau,

La tête pure et les pétales rebelles,

Refusant le conformisme de ce vêtement de soie fin,

Pour bronzer toute nue au soleil printanier,

Et te faire belle de couleurs qu’on ne te connaissait.

 

Ô toi ma rose,

Dans les Bois et les rivières tranquilles,

Fragile Petite fleur qu’un souffle suit,

Au crépuscule si parfumé de tes mille senteurs,

Toi qu’on prend plaisir à savourer délicatement,

Adoptant ta moindre épine pour te faire notre,

Tu sais me redonner gaieté par ta fragilité,

Et Par toi la brise ininterrompue de la nuit est embaumée avec gourmandise.

 

 

Ô toi ma rose,

Au loin, lorsqu’enfin les étoiles se devinent,

Et que l’horizon Pâle s’illumine de ta présence,

Sur ta corolle comme un rayon de beauté,

L’eau ruisselant qui enjolive ton rouge foncé,

Captivant même les regards les plus fuyants,

Humble et discrète tu aimerais rester pourtant,

Mais ton doux parfum Monte vers nous comme un encens dispersé.

 

Ô toi ma rose,

Il est arrivé notre premier printemps,

Celui où ta fraîcheur épousera mes viriles pensés,

Ce temps où me sentant enfin fort face à la solitude et le froid,

J’entrevois le doublement de mes voyages au dehors pour ta cueillette,

Toi qui n’as jamais été si proche de moi dans ta lointaine contrée,

J’accoure ci et là dans les bois,

Pour trouver dans ces sentiers parmi d’autres,  la seule tige qu’il me faut, Toi,

Et ne plus la quitter des yeux,

Toi dont le souffle chaud de ce printemps nouveau a fait éclore la splendeur.

 

Ô toi ma rose,

Quand l’hivers blanchissait encore nos champs,

Te voir n’a jamais été pour moi une option,

La patience seulement valait car il n’était temps,

Et dans le silence de ton calvaire glacial,

Tu te faisais petite ô douce fleur,

Dans la souffrance de l’inlassable patience,

Tu continuais de porter l’agréable odeur de l’espérance.

 

 

Ô toi ma rose,

Lorsque sur toi tombent ardemment nos larmes,

Triste rosée qui te courrouce,

Tu consoles dans leurs émois toutes les âmes brisées,

Quand ton calice fermé devient tout pâle,

Ton dernier souffle qui s’exalte reste parfumé,

A l’usure du temps un jour tu offriras toi aussi ton destin,

Pourtant tous nous te faisons priorité,

Tous nous luttons pour n’avoir que toi dans notre maisonnée.

 

Ô Toi ma rose,

Je t’ai cherché par chaque buisson,

Épluchant les beaux jardins sorciers qui t’abritaient,

Parcourant avec avec appétit les terres de nos pères,

Me frottant souvent à la déroute et à la peur de la pénombre,

Avançant à pas masqués vers le mystérieux creux de ton bourgeon,

Guidé de la lumière matinale qui me faisait t’espérer,

Je t’aperçois au loin mais ne sais comment te parvenir,

Je t’ai choisi le premier, laisses-moi te cueillir avec volupté,

Laisses-moi venir jusqu’à toi pour te protégé cet été,

Montres-moi la route pour que je t’aime sans plus tarder,

Ô toi ma rose.

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A propos M Richard

Business Devoloper Et Consultant en Marketing & Relation Clients, Choriste et Amateurs de sports de Balles, de Natation et de Vélo, Coach de Vie à temps Voulu, Défenseurs de Causes dont on parle peu, Passionné de littérature et de Poésie, Blogueur, Spécialiste de l'Afrique Centrale
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